Le super pouvoir des pensées sur nos comportements

Nos pensées conditionnent nos comportements!! 
Par exemple, quand j’étais plus jeune, j’avais une professeure de maths qui me répétait  » tu es nul en Math Aurélien ». Résultat, des notes nulles en math! 
Si tu te dis  » je ne sais pas bien cuisiner » , il est plus probable que tu rates ta recette.
Si tu te dis  » faut pas que je sois en retard » ou encore  » je ne dois pas me tâcher » , il est probable que tu arrives en retard à ton rendez-vous et taché.

Le fait que nos pensées conditionnent nos comportements a un nom et s’appelle l’effet Pygmalion (aussi appelé effet Rosenthal)

Ça sort d’où cet effet Pygmalion?

C’est le chercheur Robert Rosenthal, qui a mis en lumière cet effet à travers une étude. 
L’idée: proposer à deux groupes d’étudiants de faire traverser un labyrinthe à 12 rats séparés dans deux groupes.

Rosenthal donne 6 rats à un groupe en leur disant que ces rats avaient réussi des exercices difficiles, et qu’il fallait qu’ils s’attendent à des résultats hors norme.

Pour le second groupe, Rosenthal donna les 6 autres rats au second groupe en leur disant que ces rats n’étaient pas autant exceptionnels que les autres, et qu’ils ne devaient pas s’attendre à les voir sortir du labyrinthe.

Résultat: les 6 premiers rats dont les étudiants étaient convaincus qu’ils étaient surdoués, sont tous sortis. Pour le second groupe, les résultats sont moins probants, certains rats n’ont même pas quitté la ligne de départ.
Avec les informations données lorsqu’il a distribué les rats, Rosenthal a conditionné les esprits des étudiants.

Pourquoi le conditionnement des étudiants a t’il eu un impact sur les animaux?
Le groupe qui était convaincu d’avoir des animaux hors norme, a passé plus de temps à entraîner ses rats.  Ils leurs ont donné plus d’attention, plus de sympathie… A l’inverse du deuxième groupe qui avait moins d’intérêt envers les animaux dû à leurs caractéristiques lambda.

Nos pensées impactent aussi les autres

Rosenthal a mené une autre étude, qui avait pour objectif de voir s’il était possible de faire progresser des élèves mais en conditionnant les professeurs et non les élèves. 

Pour faire ce test, il s’est rendu dans une école avec un taux d’échec assez élevé à San Francisco. 
Rosenthal demanda à ce qu’un test soit distribué à chacun des élèves en ce début d’année. Ce test ayant pour but de détecter les élèves susceptibles de progresser plus rapidement durant l’année. Rosenthal garda les résultats et sélectionna au hasard 5 élèves. Il fit croire aux professeurs que ces 5 élèves avaient eu d’excellents résultats, et qu’il fallait qu’ils s’attendent à voir des progrès par ces élèves durant l’année.

A la fin de l’année, Rosenthal et son équipe sont revenus pour vérifier ce qu’il en était. Contre toute attente, les élèves qui avaient été sélectionnés par hasard avaient de bien meilleurs résultats ainsi qu’un plus grand Q.I que le reste de la classe. 

Comment les professeurs ont-t’ils impacté la réussite des élèves test??

Tout comme avec les souris, les professeurs apportent plus d’attention aux élèves sélectionnés. Lorsque Rosenthal a insinué que certains élèves avaient plus de chance de réussir, il a impacté les croyances du professeur. 

Lorsqu’un élève vu avec un fort potentiel se trompe, il est plus probable que le professeur accepte l’échec et donne plus de chance à l’élève de trouver la bonne réponse.
A contrario, si un autre élève échoue, le professeur se disant que cet élève est une cause perdue, il n’accompagnera pas l’élève à retenter sa chance et à persister dans son apprentissage.

Ces études démontrent que nos comportements sont issus de nos croyances plus ou moins limitantes.
Mais que ces croyances viennent de notre environnement ( proches, patrons, collègues,  professeurs…)
Ce qui veut dire que NOUS avons aussi un impact sur notre environnement !!

 

 

 Voici un petit schéma : 

Tu l’auras compris, au début je donnais des exemples d’effets négatifs, mais il est possible d’utiliser cet effet comme un réel levier positif !!

Voici quelques clés:   

– Ai une vision positive de ton environnement 
– Complimente positivement les personnes que tu côtoies 
– Garde à l’esprit que c’est toi le pilote de ta vie, et qu’une remarque négative ne peut t’atteindre
– Prends du recul sur les personnes négatives, et si possible éloigne toi d’eux
– Même si des réflexions viennent de proches, ce ne sont que leurs propres visions 

 Le simple fait de savoir que notre environnement impacte sur nos actions, permet de prendre un peu de recul.

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Share This